Les Stades: Gerland

Les Stades: Gerland
Gerland, le jardin des Gones

Le terrain de jeu de l’Olympique Lyonnais, sextuple champion de France, vibre au rythme du ballon rond. En attendant 2007.

Inspiré des stades de la Rome Antique lors de sa conception, Gerland impressionne ses visiteurs, comme avant eux le furent les gladiateurs entrant dans l’arène. Et pour cause : le maître des lieux, l’Olympique Lyonnais, règne sans partage sur le football français depuis quelques années et lorgne désormais sur l’Europe. Pour ses adversaires, ce déplacement n’est jamais un voyage d’agrément, en dépit des quatre immenses portes néoclassiques classées monument historique qui marquent l’entrée du stade. Elles sont l’oeuvre de l’architecte Tony Garnier, mandaté au début des années 1910 par le maire Edouard Herriot pour doter Lyon d’un espace sportif dans la perspective de l’exposition universelle 1914. Une guerre et plus d’une décennie plus tard, ce même Edouard Herriot inaugure une enceinte dotée d’une piste d’athlétisme et d’un vélodrome.
1998 : nouveaux virages

Il faut attendre 1950 pour que l’OL y prenne ses habitudes et le milieu des années 60 pour que la fièvre gagne les bords du Rhône, avec les victoires en Coupe de France de Fleury Di Nallo et des siens (1964, 1967, 1973), l’incontournable derby contre le voisin Saint-Etienne ou encore le premier match de l’équipe de France face à l’Espagne (1967). L’Euro 84 en France marque la disparition du vélodrome et le rapprochement de la pelouse des tribunes latérales. Quant à la Coupe du Monde 1998, elle a donné l’occasion à l’architecte Albert Constantin de remodeler les virages en les couvrant d’une structure métallo-textile de 4 300 m² chacun. Depuis, les « Gones », surnom donnés aux Lyonnais, collectionnent les titres de champions de France (2002 à 2005).
Le rugby comme résident permanent ?

L’ombre de l’OL n’empêche pas les rugbymen de décocher quelques chandelles au-dessus de Gerland. Le XV de France y a livré quelques test-matchs, le dernier en 1997 face à l’Afrique du Sud s’étant soldé par une défaite (32-36). Cinq finales de championnat s’y sont également disputées entre 1957 et 1972. Peu représenté dans l’élite, le rugby rhône-alpin se rassemble derrière le CS Bourgoin-Jallieu qui a pris l’habitude de disputer ses rencontres de phases finales à Gerland (ce fut le cas en 2004 pour sa demi-finale face au stade Français), distant d’une cinquantaine de kilomètres. Ce dernier pourrait être uniquement dédié au rugby dans quelques années si le LOU (Lyon Olympique Universitaire qui évolue en Pro D2) devenait le club résident, l’OL étudiant la possibilité de se doter d’une enceinte plus grande. Une chose est sûre, à l’automne 2007, Gerland respirera le rugby.

Infos pratiques:

Adresse:
30 allée Pierre de Coubertin
69 007 Lyon
Tél. : 04-72-76-01-70


Accès:
En avion : Aéroport Lyon Saint-Exupéry
En train : Gares Lyon Perrache ou Lyon Part-Dieu
En voiture : Autoroutes A6, A7, A42, A43, A47
En métro : Ligne B, station Stade de Gerland.


Chiffres clés:
Capacité : 41 044 places
Eclairage : 1 548 lux
Parking : 1 800 places
# Posté le mercredi 23 août 2006 13:57
Modifié le lundi 10 septembre 2007 12:47

Les Stades: Geoffroy-Guichard

Les Stades: Geoffroy-Guichard
Le « Chaudron » est toujours vert

Construit en 1931, le stade Geoffroy-Guichard revit depuis sa rénovation en 1998 et la remontée des Verts dans l’élite du football.

« Ici, c’est le Chaudron ». Ce message, affiché dans le couloir menant à la pelouse de Geoffroy-Guichard, sonne comme un avertissement aux adversaires de l’AS Saint-Etienne : un public surchauffé les attend. Ce surnom est hérité des fabuleuses épopées européennes des Verts qui ont fait rêver la France du football dans les années 70. Un match à lui seul a forgé la légende du stade : en 1974, au 2e tour de la Coupe d’Europe, l’ASSE des Larqué, Revelli, Curkovic et Bathenay élimine l’Hadjuk Split, pourtant vainqueur du match aller 4-1, au bout d’un suspense ahurissant et dans une ambiance indescriptible (5-1 après prolongation). Deux ans plus tard, les Verts défilent sur les Champs-Elysées malgré leur défaite en finale européenne face au Bayern Munich (1-2).
Un stade « à l’anglaise »

Durant cet âge d’or, qui voit le club rafler 5 des 10 titres de champion et 4 de ses 6 Coupes de France, Geoffroy-Guichard se présente déjà comme le stade dit « à l’anglaise » qu’il est aujourd’hui : quatre tribunes (Pierre-Faurand, Henri-Point, Charles-Paret et Jean-Snella) disjointes proches de la pelouse et des angles ouverts aux clameurs populaires. En 1968, la municipalité a ainsi réalisé d’importants travaux après avoir acheté l’enceinte à la famille Guichard. Cette dernière, propriétaire d’une entreprise de distribution qui deviendra le géant Casino, acquiert en 1930 un terrain bordé d’une usine sidérurgique et situé au-dessus d’anciennes galeries de mines sur lequel elle fait construire un stade comportant une tribune de 800 places dont profitent ses employés. Geoffroy-Guichard, du nom du patriarche, est inauguré le 13 septembre 1931 par un match de football opposant une sélection de joueurs stéphanois à l’AS Cannes... et par une rencontre de rugby entre l’AS Stéphanoise et Montferrand. Deux ans plus tard, l’ASSE prend possession des lieux.
2001 : le XV de France découvre le Chaudron

Cette première ne fut pourtant pas annonciatrice de grandes heures rugbystiques dans ce temple dédié au ballon rond. Il faut attendre 70 ans et le mois de novembre 2001 pour que le XV de France évolue pour la première fois dans le Chaudron : les Fidjiens constatent que la réputation du lieu n’est pas usurpée, balayés qu’ils sont (77-10) par les Bleus. Modernisé avant d’accueillir six rencontres de la Coupe du Monde de football 1998, le stade Geoffroy-Guichard est désormais l’un des fleurons du sport français tout en restant le symbole d’une ville au passé ouvrier. Et si sa capacité a été réduite à 35 600 places - rendant ainsi inaccessible le record d’affluence de 48 842 spectateurs établi en 1987 pour le match Saint-Etienne-Lens - la ferveur qui l’anime reste inégalable. Les amateurs de rugby en feront l’expérience en 2007. Et « Flower of Scotland », l’hymne de l’Ecosse, supplantera le fameux « Allez les Verts ».

Infos pratiques:

Adresse:
14 rue Paul-et-Pierre-Guichard
42028 Saint-Etienne Cedex 1
Tél. : 04 77 92 31 70


Accès:
En avion : Aéroport de St Etienne-Bouthéon (10 km du stade) ou Aéroport de Lyon-Satolas (45 mn du stade)
En Train : Saint Etienne Chateaucreux (2 km du stade)
En voiture : Autoroute : De Clermont-Ferrand prendre la A72
De Lyon prendre la A47
En tramway : ligne 4
En bus : ligne 9
Parking : 4 000 places


Chiffres clés:
Capacité : 35 616 places
Eclairage : 1 896 lux
# Posté le mercredi 23 août 2006 14:01

Les Stades: La Mosson

Les Stades: La Mosson
La Mosson dans ses plus beaux atours

Afin de recevoir quatre matchs de la Coupe du Monde de Rugby 2007, l’enceinte montpelliéraine va subir un petit rafraîchissement. Il est loin le temps de la Paillade et des rencontres de quartier...

Au début des années 70, le Stade de la Mosson n’est qu’une pelouse entourée de gradins en bois, bordée par une rivière du même nom. Un peu plus de trente ans plus tard, Montpellier dispose de l’une des enceintes les plus modernes de France, d’une capacité de 35 500 places. Une évolution étroitement liée à l’ascension fulgurante d’un petit club du quartier de La Paillade, situé au nord-ouest de la ville, passé de la Division d’honneur à l’élite du football français. Le Montpellier Paillade Sporting Club, sous la conduite de son emblématique président Louis Nicollin, gravit les échelons et se dote en 1977 d’un stade de 18 000 places plus conforme à ses exploits sportifs. En 1990, les Héraultais, emmenés par un certain Eric Cantona, remportent la Coupe de France puis, la saison suivante, font chavirer La Mosson en multipliant les exploits en Coupe d’Europe jusqu’à un quart de finale historique, bien que perdu, contre Manchester United. Devenue une place forte du ballon rond, Montpellier voit plus grand. La perspective de la Coupe du Monde 1998 lui donne l’occasion de donner une nouvelle envergure à La Mosson.
Le rugby prend vie à Montpellier

Tandis que le club de football a perdu de son lustre en étant rétrogradé en Ligue 2, son homologue du rugby reprend le flambeau. Le Montpellier-Hérault Rugby Club, champion de France de Pro D2 en 2003, fête sa troisième saison dans l’élite. La construction du complexe Yves du Manoir, dédié au rugby et érigé au cœur du quartier Ovalie, témoigne de la ferveur animant le Languedoc-Roussillon. Ce stade d’un peu plus de 12 000 places et les infrastructures attenantes (stade d’entraînement, centre de formation, club-house, etc), financés à plus de 50% par Montpellier Agglomération, devraient être inaugurés durant la Coupe du Monde. En attendant, Montpellier est déjà une place forte de l’Ovalie au point d’accueillir à La Mosson des rencontres de phases finales du championnat de France : en 1999, Toulouse s’y était qualifié pour la finale aux dépens de Bourgoin, avant de récidiver en 2003 face à Agen.
Nouvelle pelouse et écrans géants

Dans la perspective de la Coupe du Monde de Rugby 2007, le stade de La Mosson connaîtra quelques améliorations : la pose d’une nouvelle pelouse - déjà changée après les inondations ayant frappé le site fin 2002 - l’installation de deux écrans géants, l’agrandissement de la tribune de presse, l’amélioration de l’éclairage et de la sonorisation ou encore le réaménagement des vestiaires. Ville jeune et dynamique culturellement, Montpellier se prépare à un automne 2007 festif. La place de la Comédie, poumon de la cité héraultaise qu’apprécieront les supporters sud-africains et australiens en marge des rencontres de leurs protégés, aussi...

Infos pratiques:

Adresse:
Avenue de Heidelberg
34000 Montpellier
Tél. : 04 67 15 46 00


Accès:
En avion : Aéroport international de Montpellier Méditerranée
En train : Montpellier Gare (TGV)
En voiture : Autoroute : A9 - liaison Lyon - Barcelone
En bus : Lignes 14, 15 et 25
Tramway : Ligne 1


Chiffres clés:
Capacité : 35 500 places
Eclairage : 1 400 lux
# Posté le mercredi 23 août 2006 14:06

Les Stades: Millennium Stadium

Les Stades: Millennium Stadium
Millennium Stadium : le joyau des Diables Rouges

Le successeur du mythique Arms Park fait le bonheur des supporters du XV gallois ainsi que du football anglais qui s’y invite régulièrement durant la rénovation de Wembley.

Avant d’être doté de l’une des enceintes sportives les plus modernes du monde, le Pays de Galles pouvait s’enorgueillir d’évoluer dans un stade considéré comme un véritable temple dédié au rugby : l’Arms Park. Des générations de supporters gallois y ont ainsi galvanisé leurs protégés en entonnant le célèbre hymne national « Land of my fathers ». De quoi faire frissonner des adversaires très souvent submergés par la déferlante rouge. Dans les années 70, le pays tout entier vibrait à l’unisson de l’équipe emmenée par le légendaire demi de mêlée Gareth Edwards, l’un des rares sportifs a avoir été statufié de son vivant. Avec ses compères Barry John puis Phil Bennett à l’ouverture, et JPR Williams à l’arrière, ils offrirent au peuple gallois 3 Grands Chelems (1971, 1976 et 1978) et un total de 6 Tournoi des V Nations en l’espace de 9 ans. Forteresse imprenable, l’Arms Park était l’écrin de ce qui reste comme l’âge d’or du rugby gallois.
Les Blacks à l’Arms Park en 1905

Situé en plein cœur de Cardiff et de son parc, donné à la ville par Lord Bute au 19e siècle, l’Arms Park - alors composé d’une seule tribune construite entre 1885 et 1890 - accueillit son premier choc international en décembre 1905 avec la venue des All-Blacks. 86 ans plus tard, la deuxième Coupe du Monde de l’histoire y élisait domicile, tout comme l’équipe nationale de football deux ans plus tôt. Si le XV de France y signa quelques victoires héroïques, le Stade Toulousain souleva dans l’antre gallois la première Coupe d’Europe de l’histoire en 1996, après être venu à bout de Cardiff durant la prolongation (21-18 après une pénalité de Christophe Deylaud).
Déjà une deuxième Coupe du Monde de Rugby pour le Millennium

Jugé trop vétuste dans la perspective de la Coupe du Monde 1999, l’Arms Park fut transformé pour devenir le Millennium Stadium, doté de 72 500 places et d’un toit amovible. Déjà chargé de l’histoire de son illustre ancêtre, ce dernier n’a pas tardé pas à devenir une référence : la Coupe du Monde 1999, dont les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que la finale perdue par la France face à l’Australie (12-35), les finales de Coupes anglaises de football en attendant la rénovation de Wembley ou encore de multiples concerts. Symbole du renouveau gallois, les Diables Rouges ont retrouvé leur verve en réalisant le Grand Chelem en 2005, le premier depuis 1978. Comme aux heures glorieuses de l’Arms Park...

Infos pratiques:

Adresse:
Westgate Street
Cardiff


Accès :
Avion : Wales International Airport
Voiture : M4 puis A48
Train : Gare de Cardiff


Chiffres clés:
Capacité : 72 500 places
# Posté le mercredi 23 août 2006 14:11

Les Stades: Murrayfield

Les Stades: Murrayfield
Murrayfield sur des chardons ardents

Depuis son inauguration triomphale en 1925, l’antre du XV écossais, a vibré avec son équipe nationale, au maillot frappé du chardon.

104 000. Le stade de Murrayfield peut s’enorgueillir de détenir un record : celui de l’affluence pour un match de rugby. En mars 1975, le XV du Chardon domine le Pays de Galles, alors en plein âge d’or, d’un souffle (12-10) dans une arène qu’on imagine sans peine rugir de bonheur. Ce record a d’autant moins de risque de tomber que, peu de temps après, les instances écossaises décidaient de réduire la voilure de leur vaisseau. Finis les rêves de grandeur. A l’image des stades construits ces dernières années, Murrayfield et ses 67 500 places s’est adapté à une logique sportive et économique.
Un Grand Chelem comme inauguration

Si la première rencontre internationale de l’Ecosse date de mars 1871, il faut néanmoins attendre 44 ans et l’année 1925 pour la voir évoluer dans ce qui est devenu son antre. Construit sur un terrain ayant appartenu au Polo Club d’Edimbourg, Murrayfield est inauguré par une victoire chargée de symbole. Après avoir battu la France pour leur dernière apparition à Inverleith - leur pelouse fétiche depuis 1897 - le Pays de Galles puis l’Irlande, les Ecossais offrent à leur 70 000 supporters le premier Grand Chelem de l’histoire du pays en venant à bout de l’Angleterre (14-11). Les deux autres triomphes se sont fait attendre jusqu’en 1984 et en 1990 même si le « Flower of Scotland », chant érigé au rang d’hymne national non-officiel, est descendu des tribunes pour célébrer d’autres victoires, dont le Tournoi en 1929. Cette même année, Sir David McGowan, un ancien président de la fédération, fait dont d’une horloge, laquelle domine aujourd’hui la tribune est.
Douze ans de travaux

Le programme de rénovation débuté en 1982 s’est achevé douze ans plus tard, en 1994. Intégralement couvert, le nouveau Murrayfield a été le théâtre de quelques déconvenues pour ses visiteurs : la France en 1984, 1986 et 1988, l’Angleterre en 1990 et en 2000 puis l’Irlande en 2001 ont trébuché sur la dernière marche menant au Grand Chelem. La Coupe du Monde y a également fait étape en 1999 avec notamment un quart de finale remporté par la Nouvelle-Zélande aux dépens de l’Ecosse (30-18). Enfin, en 2005, le Stade Toulousain y a soulevé la troisième Coupe d’Europe de son histoire au grand dam du Stade Français, terrassé au terme de la prolongation (18-12). A Murrayfield, le suspense est souvent de mise.

Infos pratiques:

Adresse:
Edimbourg
EH12 5PJ
Tél. : 0131 346 5000


Accès:
En avion : Aéroport d’Edimbourg
En train : Waverley Rail Station
En voiture : Autoroute A8
En bus : depuis Princes Street, lignes 12, 22, 26, et 31 direction ’West End’


Chiffres clés:
Capacité : 67 500 places
# Posté le mercredi 23 août 2006 14:15